Les consommations d’énergie

#1
La Communauté a demandé à un cabinet expert (B&L Evolution) de réaliser un diagnostic de notre territoire, au regard du changement climatique. En quelques graphiques et de façon synthétique : voici ce qui ressort de ce diagnostic, concernant les consommations d’énergie du territoire

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A vous de nous dire si cela vous paraît pertinent ; et notamment quels enjeux vous paraissent primordiaux…

Créer le métier d'Economiseur de quartier

#2
L'économiseur de quartier peut avoir plusieurs spécialités. Pour ce qui est de la consommation énergétique, ce dernier est comme un vitrier, un plombier, un ramoneur, mais est au service de l'intérêt général. Il est payé par la collectivité. Son rôle : venir chez le particulier à sa demande et faire un tour du propriétaire afin de diagnostiquer sa consommation énergétique. Ce dernier se met au niveau des usagers et de leur besoin du moment. Il fait le tour des installations et branchements électriques, des appareils en veille, des ampoules. Il fait des préconisations très précises. Pour mettre éteindre les appareils en veille, installer tel boîtier ou prise multiple. Il arrive avec un stock d'appareils à installer sur place le cas échéant. Pour ce qui est des ampoules, l'économiseur de quartier fait une tournée et des préconisations d'installations d'ampoules à Led ou basse consommation. Soit il décrypte le fonctionnement de ces ampoules, et explique où les acheter, quels types etc., soit il les fournit et installe à prix coûtant voire négocié. Pour ce qui est de l'utilisation du gaz ou des plaques électriques, il recommande par exemple l'investissement dans un couvercle et explique le gain de consommation que cela représente. S'il faut aller plus loin, l'économiseur peut faire des recommandations en ce qui concerne la rénovation, le changement de fenêtre, l'investissement dans les énergies renouvelables. Mais il ne mélange pas les deux sujets. Il a bien une offre : baisse de la consommation, extrêmement concrète et liée au quotidien, et une prestation "installations et renouvelables". Ce dernier est en mesure de réaliser un diagnostic en une heure du gain énergétique réalisé à partir d'un ensemble de gestes. Au final sa prestation est sans surprise, par exemple 20 euros l'intervention, hors matériel fourni. L'usager peut estimer en combien de temps cet investissement sera rentabilisé et quel gain il fera sur un ou deux ans. L'économiseur est l'équivalent d'un hussard noir de la république au début du siècle, mais pour l'énergie. Il fait partie d'une nouvelle génération de facilitateurs de la transition. Il intervient pour réellement aider l'usager à réduire son gaspillage énergétique et sa facture. Ce métier pourrait être parfaitement rentable et accessible à des jeunes, des personnes en réinsertion, des militants. Un territoire comme l'Avallonnais pourrait en créer entre 5 et 10, à partir d'une formation ad hoc. Ce serait peut-être une première en terme de création de service public de nouvelle génération.

Créer des cours d'éco-conduite

#3
Pour dix euros, prenez rendez-vous avec un professeur d'éco-conduite. Ce dernier se trouve dans un auto-école de la ville, ou bien dans un nouveau service de la transition géré par la communauté de commune. Le professeur d'éco-conduite fait un tour de voiture avec vous, sur la nationale, voire sur l'autoroute et vous explique tous les gestes à faire pour économiser de l'essence et son véhicule. A l'issue de ce voyage, le conducteur a intégré les bases de l'éco-conduite. Il a pu poser toutes les questions nécessaires. Il peut s'assurer qu'en moins d'un mois son investissement sera rentabilisé. Il peut alors exister des professeurs d'éco-conduite bénévoles, payés par la communauté de commune. Ces derniers sont des agents de la transition. Les bénévoles sont indemnisés en bon d'accès à des services locaux : réduction de leur facture de levée de poubelles, accès à des places de théâtre, des places de piscine, de cinéma.

Créer un service public de la transition

#4
Ce service public serait en charge d'apporter toutes les réponses nécessaires aux particuliers et entreprises, sur les questions de politiques de transition. Ce serait un lieu ouvert au public, convivial. On y trouverait une dizaine de nouveaux métiers d'agents de transition et de bénévoles associés ; des économiseurs de quartier, des conseillers en habitat durable, des professeurs d'éco-conduite, des promoteurs-facilitateurs du compostage privé et de quartier, des agents de liaison entre les entreprises et établissements publics et les centres de recyclages de retraitement et de réemploi, des initiateurs de Repair Café. En bref, toute la palette des métiers permettant d'organiser, de faciliter la transition en se mettant à la portée de chacun. Une transition qui valoriserait autant l'économie réalisée par les consommateurs et l'économie d'énergie fossile réalisée. Les étudiants, personnes sans emploi, bénévoles et retraités y auraient leur place. Ce service public de la transition aurait aussi une dimension festive, conviviale et sociale. Ce serait un esprit, une engagement, une culture de résilience avant tout. Il serait à l'image des citoyens et politiques publiques pragmatiques et engagées du futur. Ce dernier serait rentable et permettrait de créer des dizaines, voire des centaines d'emplois à terme sur le territoire.
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